Eclairer plus... en polluant moins

Publié le par LVD Sabine

 

Eclairer plus... en polluant moins

 

2012 signera la fin des ampoules à incandescence. Le Point a testé les autres solutions.

Edité par Le Point.fr

L'ampoule de Thomas Edison aura tout juste eu le temps de fêter ses 130 ans avant de s'éteindre. L'UE va progressi-vement interdire les lampes à incandescence. En 2008, il s'en est vendu 150 millions, contre 23 millions de lampes à basse consommation. Dans trois ans, il ne s'en vendra plus une seule. L'éclairage représente 10 à 15 % de la facture énergétique des ménages, et jusqu'à 35 % chez les professionnels. Le remplacement des 4,2 milliards de lampes à incandescence européennes devrait permettre d'économiser 40 térawatts par an, soit l'équivalent de l'énergie nécessaire chaque année à 11 millions de ménages.

 

Calendrier. Les ampoules plus puissantes seront les premières à disparaître. A compter du 30 juin 2009, celles de 100 watts et plus seront retirées du marché. En 2010 viendra le tour des ampoules de 75 watts, en 2011 les 60 watts et en 2012 les moins de 60 watts. Enfin, en 2016, les lampes halogènes les moins performantes tireront leur révérence.

 

Efficacité énergétique

Les ampoules à filament convertissent environ 10 % de l'énergie qu'elles consomment en lumière, les 90 % restants étant dispersés en chaleur. Les lampes à basse consommation (LBC) inversent la proportion : 80 % de l'énergie est convertie en lumière et 20 % en chaleur. L'étiquette énergétique est obligatoire sur les lampes. L'échelle graduée de A à G permet de rendre compte de l'efficacité, exprimée en lumens. Dans la catégorie des mauvais élèves, les ampoules à filament et les ampoules halogènes classiques. Dans la catégorie des bons élèves, les ampoules fluocompactes et les ampoules halogènes à basse consommation.

 

Les autres solutions

Trois catégories de lampes peuvent être considérées comme plus écologiques. Nous ne saurions trop vous recommander de préférer les modèles de milieu et haut de gamme, car les entrées de gamme sont souvent plus limitées en termes de performances (durée, rapidité d'allumage, spectre de couleurs restituées) et coûtent finalement plus cher à l'usage.

 

Les lampes fluocompactes

La lampe la plus répandue. C'est une version grand public du traditionnel néon qui se retrouve ici miniaturisé et plié de manière à prendre la forme d'une ampoule. Elle consomme environ cinq fois moins d'énergie qu'une ampoule classique et dure jusqu'à dix fois plus longtemps. Elle est rentabilisée au bout de quelques années d'utilisation. Disponibles sur le marché depuis les années 90, les premiers modèles fournissaient une lumière blafarde. Des progrès ont été réalisés, elles produisent maintenant une lumière plus chaude et atteignent plus rapidement leur pleine puissance lumineuse. Elles n'apprécient pas les variateurs de lumière (sauf modèles dédiés) ni le froid, qui réduit leur durée de vie. D'après des calculs réalisés par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), chaque ampoule permet d'économiser en moyenne 33 euros sur toute sa durée d'utilisation, soit environ huit ans.

 

Les lampes halogènes efficaces

Bien qu'elles fassent partie de la famille des ampoules à incandescence, elles sont un compromis acceptable pour réduire la consommation. Il faut pour cela se tourner vers des modèles à forte efficacité énergétique qui consomment environ 30 % d'énergie de moins qu'une ampoule classique (classe C ou à la rigueur, D). Celles qui ont le meilleur rendement sont généralement alimentées par un courant à basse tension. Les modèles avec des pas de vis sont fréquents. Elles durent plus longtemps qu'une ampoule classique, offrent un spectre lumineux proche de celui de la lumière du jour, mais demeurent assez énergivores. Elles présentent aussi l'inconvénient de chauffer fortement.

 

Les lampes à leds

Les lampes à diodes électroluminescentes sont un cas particulier, il s'agit encore d'une technologie en devenir. Les leds sont déjà utilisées dans des projets d'architecture (voir encadré), comme lumière d'ornement. En revanche, leur intégration dans des ampoules n'est pour l'heure pas satisfaisante. Elles répondent parfaitement aux impératifs d'efficacité énergétique, mais sont encore trop faibles pour pouvoir se substituer à un éclairage principal. Leur espérance de vie exceptionnelle s'accompagne d'une question pernicieuse : l'industrie aura-t-elle la fibre écolo au point de commercialiser des produits prévus pour durer plusieurs dizaines d'années ? Si tous affirment travailler d'arrache-pied sur cette technologie, la course à l'innovation pourrait se transformer en course à la lenteur

 

 

Avis personnel:

En réalité, lampe à induction appartient à la famille de lampe fluorescente, elle est considéré aussi comme la source lumineuse plus écologique et efficace. "La théorie de la fonction de la lampe à induction" ci-jointe.

 

 

 

 

Publié dans Nouvelles

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Benissa 21/04/2010 08:58



Merci de nous avoir mis le compte rendu de cet article. Il est vrai que nous avons déjà du nous adapter avec la disparition des ampoules de plus de 100 watts. J'espère que tu n'avais pas de
famille dans la région qui a souffert du tremblement de terre. Bon courage et à bientôt.